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A plus forte raison en période électorale, les solutions proposées pour régler la grave crise que traverse l’éducation depuis plusieurs décennies fusent de tous bords.
Augmentation plus ou moins massive des crédits de l’Education nationale, restauration musclée de l’autorité et de la discipline, « karchérisation » des jeunes délinquants… et pourquoi pas un gendarme attaché à la surveillance permanente de chaque adolescent ? Solutions illusoires à courte vue, très courte vue ! L’Education nationale a évidemment besoin des moyens nécessaires pour remplir au mieux sa mission. Un peu de calme et de civilité dans les classes et ailleurs ne nuirait pas, c’est certain. Et la paix sociale vaut mieux que la délinquance, qui le contesterait ? Mais ce n’est pas en regardant toujours les problèmes par le petit bout de la lorgnette qu’on parviendra à ces résultats. Tant qu’il n’aura pas été répondu à la question du « Pourquoi vivre ensemble ? », Tant que la nation ne sera pas animée par un projet collectif fédérateur et mobilisateur, Toutes les solutions proposées – pour autant qu’elles soient des solutions ! – demeureront sans effet. Et la crise de l’éducation aura encore longtemps de beaux jours devant elle. Car les éducations données dépendent étroitement de la vision qu’une société a de son avenir collectif. Dr Yves Moigno Article paru sur : http://initiativeeducation.blog.fr |